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martes, 27 de noviembre de 2012

Une pensée toujours mobile

Actualité de Frantz Fanon encore, lorsqu'il évoque les "damnés de la terre", et que nous voyons, ici et là, les "indignés" du monde, du Nord et du Sud, de Wall Street à la Puerta del Sol. Dans son livre Frantz Fanon. De l'anticolonialisme à la critique postcoloniale, le philosophe Matthieu Renault a raison de dire que la réflexion de Fanon est une "théorie voyageuse". Car il s'agit moins pour nous, aujourd'hui, de resituer son origine, son histoire ou sa "vérité", que de suivre les chemins d'une pensée toujours mobile, qui nous invite à des déplacements, plutôt qu'à des dépassements. Une pensée qui, commentée par les philosophes Jean-Paul Sartre, Hannah Arendt, Edward Saïd, Homi Bhabha, Charles Taylor, Judith Butler, et tant d'autres, constitue un carrefour important de notre modernité intellectuelle et politique.
Frantz Fanon et les Antilles, indique le titre de l'ouvrage stimulant du sociologue André Lucrèce, qui situe le penseur, à juste titre, dans son contexte caribéen. Oui, mais aujourd'hui, Frantz Fanon est l'auteur d'un Tout-Monde, pour reprendre la formule de Glissant, qui appelle à l'insurrection.
On lit Fanon, on prend son crayon, on commence à souligner les passages mémorables, on vibre, on bout, puis on arrête. C'est tout le livre qu'il faudrait souligner...

La colère vive

Frantz Fanon, la colère vive

Critique | LE MONDE DES LIVRES | 03.11.11 | 12h33   •  Mis à jour le 03.11.11 | 12h38

"Sur le colonialisme, sur les conséquences humaines de la colonisation et du racisme, le livre essentiel est un livre de Fanon : Peau noire, masques blancs. Sur la décolonisation, ses aspects et ses problèmes, le livre essentiel est un livre de Fanon : Les Damnés de la terre. Toujours, partout, la même lucidité, la même force, la même intrépidité dans l'analyse, le même esprit de "scandale démystificateur"." Cet hommage d'Aimé Césaire dit assez la place qu'occupe Frantz Fanon (1925-1961) dans la conscience universelle. Dans le panthéon révolutionnaire qui s'élabore dès le milieu des années 1950, Fanon se situe clairement aux côtés d'Ho Chi Minh, de Che Guevara et des autres grandes figures du monde nouveau. Les Damnés de la terre (Maspero, 1961) ont été, et sont encore, la Bible des mouvements tiers-mondistes.

Mais Frantz Fanon gêne, aujourd'hui comme hier. En décembre 1961, quand la nouvelle de son décès parvint à Paris, la police commença à saisir les exemplaires des Damnés de la terre, qui "menaçaient la sécurité de l'Etat". Les écrits de Fanon scandalisaient la droite et donnaient mauvaise conscience à la gauche, pas toujours très claire sur la question de l'indépendance algérienne. A la Martinique, la -terre où il vit le jour, Fanon dérange également. Certes, une avenue porte son nom à Fort-de-France, mais dans cette colonie, qui a choisi la voie de l'"assimilation", et qui est devenue département français, Fanon suscite le malaise. Lui, il est allé jusqu'au bout du combat de libération nationale, et il a défendu, sur le sol même de l'Algérie, la cause de l'indépendance. A la Martinique, on a plus ou moins renoncé à cette idée, non sans remords parfois. Du coup, face à Fanon, on est embarrassé. On préfère l'oublier. Et en Algérie ? En toute logique, il devrait être là-bas un héros national, lui qui fut un cadre du FLN. Mais le nationalisme algérien se définit comme arabo-islamique, et il est très difficile d'y inclure en bonne place un homme noir, étranger, qui plus est agnostique. Bref, personne ne sait s'il faut voir en Fanon un "Martiniquais", un "Français", un "Algérien", un "Africain", un "Noir" ; personne ne peut, ou ne veut, tout à fait se l'approprier. Serait-il donc lui-même un "damné" ?
Cinquante ans après la mort de Fanon, plusieurs ouvrages paraissent pour évoquer sa mémoire, son héritage, son devenir peut-être - le nôtre aussi ? La biographie importante de l'Américain David Macey (mort le 7 octobre), Frantz Fanon. Une vie, que les éditions La Découverte ont traduite en français livre les résultats d'une recherche riche, fouillée, minutieuse, et laisse passer un souffle épique, qui transporte le lecteur de la Martinique à l'Algérie, en passant par la Tunisie, la France et le Ghana. Du combat contre le nazisme à celui contre le colonialisme, les deux grandes tragédies du XXe siècle. Psychiatre, combattant, théoricien, Fanon y apparaît pour ce qu'il est : un contemporain capital. A La Découverte encore, on publie un autre ouvrage, en tous points remarquable. Frère du précédent, avec une couverture qui arbore le même portrait, ce livre rassemble, sur papier bible quasiment (il fallait au moins cela...), les oeuvres complètes de Frantz Fanon, avec une préface de l'historien Achille Mbembe et une introduction de la philosophe Magali Bessone.
La page de la colonisation ayant été tournée, Fanon, dit-on parfois en France, serait un auteur dépassé. Vraiment ? Quelle lumière crue jette pourtant son oeuvre sur nos débats contemporains ! Sur la question du voile, par exemple, il n'est que de lire L'An V de la révolution algérienne (1959). A mi-chemin entre l'enquête ethnographique, le reportage de guerre et le traité politique, ce livre hallucinant donne à comprendre mieux que tout autre ce que fut l'Algérie de ces "années de braise". Entre autres choses, Fanon met en évidence la "rage" des colons à vouloir dévoiler les Algériennes, des colons mus à la fois par des pulsions érotiques et par des mobiles politiques. En effet, le programme colonialiste entend mobiliser contre les hommes algériens les femmes indigènes, encouragées, sous le couvert de l'émancipation, à s'enrôler en faveur de l'Algérie française. "A chaque kilo de semoule distribué correspond une dose d'indignation contre le voile et la claustration", écrit Fanon. Des campagnes d'occidentalisation de la femme algérienne sont organisées : "Des domestiques menacées de renvoi, de pauvres femmes arrachées de leur foyer, des prostituées sont conduites sur la place publique et symboliquement dévoilées aux cris de "Vive l'Algérie française !"." Et si Fanon tend à minimiser le fait de la domination sexiste subie par les femmes voilées d'hier, concernant celles d'aujourd'hui, comment ne pas voir, dans certaines positions extrêmes sur la laïcité, à l'extrême droite et au-delà, les rémanences d'une domination post-coloniale ?
Sur la question noire aussi, Frantz Fanon, quelle lucidité ! Pendant longtemps en France, on a voulu ignorer le sujet. Après les grandes heures de la "négritude", cela semblait hors de propos. En 2004, je travaillais avec des amis militants sur la question des discriminations, et j'avais proposé qu'on utilise le mot "noir". Sans détour.
Cela avait inquiété au début : la crainte du qu'en-dira-t-on. Mais j'avais cité Fanon, Césaire, et nous avions franchi le Rubicon. C'est ainsi que fut lancé le CRAN, le Conseil représentatif des associations noires. Nous faisions nôtres les analyses de Fanon. Quand il évoque le désir de "lactification" de certaines femmes noires, qui aujourd'hui encore, prennent des produits pour se blanchir la peau, au péril de leur santé, au péril de leur vie. Quand il évoque "le Nègre, esclave de son infériorité, le Blanc esclave de sa supériorité (qui) se comportent tous deux selon une ligne d'orientation névrotique". Quand il évoque, enfin, l'expérience du Noir, être-pour-autrui, expérience assez semblable en somme à celle du juif, comme l'analyse Jean-Paul Sartre. Le professeur de philosophie de Fanon lui dit un jour : "Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l'oreille, on parle de vous."

Coyolxauhqui



Coyolxauhqui es la diosa de la luna.
Ella era hija de la diosa de la tierra: Coatlicue, y la hermana del teotl Huitzilopochtli, el teotl del sol.
Coyolxauhqui animó a sus cuatrocientos hermanos o Centzon Huitznaoa a matar a su madre porque la creía deshonrada.
Entonces Coatlicue di6 a luz a Huitziloposhtli cuando una bola de plumas cay6 en el templo donde se encontraba barriendo y la toc6.
Huitziloposhtli Sali6o de su madre adulto y completamente armado y la salv6.
Coatlicue lamentaba tanta violencia.
Entonces Huitziloposhtli le cort6 la cabeza a su hermana y la tir6 al cielo donde se convirti6 en la Luna.

Diversas definiciones: a._ Campanas doradas, b._La que se pinta en las mejillas cascabeles c._ La de los cascabeles en las mejillas.

El monolito de la teoyotl Coyolxauhqui fue descubierta para nuestro parecer por trabajadores de la compañía de luz una madrugada de febrero de 1978.

A continuación un fragmento de bellísima prosa en la que el autor mexicano Gonzalo Celorio (1982) descubre su encuentro con esta pieza deslumbrante:
            Al pie de las alfambras abismales del teocalli, yace, desmembrada, Coyolxauhqui, la que se pinta con cascabeles las mejillas.  Desnudas las crestas de sus huesos; esparcidos sus brazos y sus piernas, como aspas de rehilete, en la luna cumplida que tiene por lindero y por mortaja; dislocada la cabeza, roto el cuello como fauces feroces: dentado.
No con la vista, si no con el rostro, Coyolxauhqui mira, pálida y menguante, al nuevo Sol: Huitziloposhtli, su hermano y victimario, escalado en la cúspide del templo. Los crótalos sin fin que le anudan codos y rodillas y el tzontecomatl que la cierra la cintura son herencia de su madre Coatlicue, la que viste falda de serpientes.
La madre de Coyolxauhqui y de los Centzon Huitznaoa las cuatrocientas, las innumerables estrellas del país azul, barría el teocalli en Coatepec, cerca de Tula, cuando descubrió un copo de plumas, en el aire suspendido. Lo guardo en su seno y el vuelo del colibrí desapareció tras haberla fecundado. Al advertir la gravidez de su madre, Coyolxauhqui, ignorante o incrédula de la energía de aquellas plumas, se propuso castigar el deshonor. Acudieron en su ayuda los Centzon Huitznaoa, sus cuatrocientos hermanos, para dar muerte a la que viste falda de serpientes.
Pero he aquí, armado con todas sus armas, serpiente de fuego y escudo refulgente, encendido el rostro, pintado de azul brazos y muslos, naci6 Huitzilopochtli de las entrañas de Coatlicue, y en el acto arremeti6 contra los agresores de su madre.
Despeñ6 de lo alto de la sierra a su hermana Coyolxauhqui, la que se pinta con cascabeles las mejillas, y persigui6 a los Centzon Huitznaoa, sus cuatrocientos hermanos del sur, hasta Huitzlampa, donde los hizo morder el polvo de la tierra.
Decapitada Coyolxauhqui; apagados los Centzon Huitznaoa, amanece.
Huitziloposhtli, el joven guerrero,
el que obra arriba, va andando su camino.

Comité de mobilisation de l'AFÉA


Salut! L'AG est demain. À 8h15, on se rejoint...
6 novembre 16:09
Salut! L'AG est demain. À 8h15, on se rejoint au local de l'AFÉA pour distribuer avec les gens de l'AFESPED un tract annonçant l'ensemble des assemblées générale à venir en plus des résultats des votes déjà passé. Il va également être écrit AG de l'AFÉA aujourd'hui!

Bref, venez nous aider svp! C'est le dernier blitz!

*     
Voir la publication sur Facebook · Modifier les paramètres de courrier électronique · Vous pouvez répondre à ce message pour commenter.6/11/2011


« L'AFÉA-UQAM en grève le 10 novembre, adopté...
7 novembre 17:50
« L'AFÉA-UQAM en grève le 10 novembre, adopté à l'unanimité. »

La Faculté des arts a aussi adopté, à 78%, un mandat de grève générale illimitée pour la session d'hiver 2012.
*      Voir la publication sur Facebook · Modifier les paramètres de courrier électronique · Vous pouvez répondre à ce message pour commenter.7/11/2011

"Samuel Plourd a publié quelquepart Salut!...
8 novembre 23:24
"Samuel Plourd a publié quelquepart
Salut!

L'entièreté des étudiant-e-s de l'UQAM sera en grève le 10 novembre!!!
Pour faire respecter les mandats de grève, des lignes de piquetages auront lieu dès 8h00 devant les différentes portes d'entrées des pavillons centraux.
Soyez-y! dès 7h30, nous nous réunirons dans l'agora pour coordonner le piquetage. Croissants et café vous attendent! À jeudi!"
*      Voir la publication sur Facebook · Modifier les paramètres de courrier électronique · Vous pouvez répondre à ce message pour commenter.9/11/2011

Yo, j'ai pas pu assistée a la dernière AG,...
27 novembre 00:13
Yo, j'ai pas pu assistée a la dernière AG, mais avec quelqu'un-ne peut faire un top de l'exec? Genre qui quoi où quand est partie et ça s'enligne vers quoi. Je sais que ya des bonzes de l'UQAM ici qui connaissent ce genre de trucs
*      Voir la publication sur Facebook · Modifier les paramètres de courrier électronique · Vous pouvez répondre à ce message pour commenter.27/11/2011

(merci de faire ciculer ce message ad vitam eternam à tous les étudiants de l'eavm)

Bonjour vous, cher étudiantes de l'école de l'Art de l'UQAM

ce courriel se déroulera en 3 étapes faciles:

a) informations concernant la Grève Contre la Hausse des Frais de Scolarté
b) l'Assemblé Générale de l'AÉMAV (l'Association étudiante du module d'arts visuels et médiatiques de l'UQAM :: c'est nous ça)
MERCREDI 15 FÉVRIER 2012 à 12:30 @ café des arts
c) initiatives d'Activités.projets.collectifs à saveur artistiques qui auront lieu durant la grève

a) informations concernant la Grève Contre la Hausse des Frais de Scolarté
comme vous l'avez sans doute constaté ce matin: la grève générale illimitée à été déclanchée à l'AFEA
(petit.rappelle nous nous sommes joint à la CLASSE l'automne dernier)
Ce n'est qu'une question de minutes.jours.semaines avant que des milliers d'étudiant.e.s à travers le Québec se joignent à nous
vous pouvez trouver moults informations concernant la grève sur http://www.bloquonslahausse.com/

Porté par l'ivresse du néolibéralisme, le gouvernement Charest ne cesse de couper dans les services publics.
L'université n'échappe pas à la logique de marchandisation et c'est pourquoi la lutte contre la hausse des frais de scolarité
s'inscrit à travers des luttes citoyennes plus globales contre la hausse des tarifs et contre la privatisation des services publics.

Outre le fait que la grève est un excellent moyen de pression pour faire reculé le gouvernement face à sa décision d'augmenter les frais de scolarités
c'est un moment.espace d'indignation et de protestationc mais surtout un moment pour tisser des liens de solidarité sociale
réfléchir, créer et rêver


c'est à nous de la rendre vivante et à notre image
(bref, plsss n'allez pas vous tapez une marathon de mad men dans le sous sol de chez vos parents, mais organiser plutôt des soirée de projections de films au café des arts)


b) l'Assemblé Générale de l'AÉMAV (l'Association étudiante du module d'arts visuels et médiatiques de l'UQAM :: c'est nous ça)

MERCREDI 15 FÉVRIER 2012 à 12:30 @ café des arts

retrouvons-nous demain midi dans le délicieux café des arts
on pourra se parler de vive voix et réfléchir à des actions collectives et autres projets pour nous, les étudiant.e.s de l'école de l'art

à l'ordre du jour:
a) officialiser les officiers et officières de l'AÉMAV
b) Buget
c) Mobilisation durant la grèved


c) initiatives d'Activités.projets.collectifs à saveur artistiques qui auront lieu durant la grève

il y a déjà plusieurs projets qui sont en cours.... peut-être que ça pourrait vous interpellez
(et.ou vous donnez des idées pour vos propres projets)
et sachez qu'il ne s'gait pas d'une liste exhaustive et que d'autrs projets se trament... université populaire, Danse ta Grève et plus encore


Maille à Part
Ce collectif de tricot-graffiti basé à Montréal vous invite à venir tricoter des carrés rouges
Dans nos rêves, des centaines de carrés rouges seront tricotés au cours des prochains mois
et seront assemblés pour former une immense courte.pointe

P!NK BLOC
Suite à un succès retentissant au G20 à Toronto, le P!NK BLOC revient avec ses capes et ses pompoms!
Un P!NK BLOC c'est une action militante, collective et festive qui se loge le plus souvent à l'intérieur des manifestations pour «perturber» tout en couleur ou pour faire diversion. Issu des mouvements queers, les formes du P!NK BLOC sont multiples puisqu'il se plait à flirter avec la performance artistique, la musique et la danse.
(suave.sexy.funky!)

Petits Déjeuner Gratuits au Café des Arts
De plus, dès JEUDI LE 16 FÉVRIER à compter de 9h15, nous vous offrons des petits-déjeuners GRATUITS au Très Chic Café des Arts (6ème étage du pavillon Judith-Jasmin).
Au menu : croissants nature et au fromage, chocolatine et café pour sustenter les estomacs creux !
L'expérience se répétera toutes les semaines les LUNDIS et les MERCREDIS !

Brass Band de Grève
Le brass band de grève se veut un pôle rassembleur pour toute personne qui joue de la musique et qui désire mettre son grain de sol lors de la grève étudiante qui s'en vient.
Nous sommes un groupe ouvert et mobile afin de pouvoir jouer dans le plus d'occasions possibles.
On a une pratique vendredi de 9h à 11h au local F-3130 dans le pavillon de musique de l'UQÀM.
Pour nous contacter, écrivez à : brassbanddegreve@gmail.com

L'école de la Montagne Rouge
L’École de la Montagne rouge est une initiative de jeunes créatifs conscientisés, candidats au baccalauréat en Design graphique de l’UQAM.
Par ses actions, ses réflexions et ses recherches graphiques, l’École offre un moyen alternatif de s’impliquer à l’intérieur du mouvement de protestation étudiante. L’École sera un endroit où les étudiants seront des enseignants, et les enseignants seront des étudiants.
dans l'univers tumblr: http://ecolemontagnerouge.tumblr.com/
dans l'univers fb: https://www.facebook.com/EcoledelaMontagneRouge?sk=wall


Tout ça pour dire que l'école ne doit pas se transformer en usine.à.diplômes
mais se réinventer constamment pour être un lieu dynamique 
où nos envies de monde.meilleur et de justice.sociale peuvent prendre leur envol

pis ça commence tout suite
14/1/2012

domingo, 25 de noviembre de 2012

A new philosophy



A New Philosophy: Henri Bergson
by
Edouard le Roy
Preface

This little book is due to two articles published under the same title in
the "Revue des Deux Mondes", 1st and 15th February 1912.

Their object was to present Mr Bergson's philosophy to the public at large,
giving as short a sketch as possible, and describing, without too minute
details, the general trend of his movement. These articles I have here
reprinted intact. But I have added, in the form of continuous notes, some
additional explanations on points which did not come within the scope of
investigation in the original sketch.

I need hardly add that my work, though thus far complete, does not in any
way claim to be a profound critical study. Indeed, such a study, dealing
with a thinker who has not yet said his last word, would today be
premature. I have simply aimed at writing an introduction which will make
it easier to read and understand Mr Bergson's works, and serve as a
preliminary guide to those who desire initiation in the new philosophy.

I have therefore firmly waived all the paraphernalia of technical
discussions, and have made no comparisons, learned or otherwise, between Mr
Bergson's teaching and that of older philosophies.

I can conceive no better method of misunderstanding the point at issue, I
mean the simple unity of productive intuition, than that of pigeon-holing
names of systems, collecting instances of resemblance, making up analogies,
and specifying ingredients. An original philosophy is not meant to be
studied as a mosaic which takes to pieces, a compound which analyses, or a
body which dissects. On the contrary, it is by considering it as a living
act, not as a rather clever discourse, by examining the peculiar excellence
of its soul rather than the formation of its body, that the inquirer will
succeed in understanding it. Properly speaking, I have only applied to Mr
Bergson the method which he himself justifiably prescribes in a recent
article ("Revue de Metaphysique et de Morale", November 1911), the only
method, in fact, which is in all senses of the word fully "exact." I shall
none the less be glad if these brief pages can be of any interest to
professional philosophers, and have endeavoured, as far as possible, to
allow them to trace, under the concise formulae employed, the scheme which
I have refused to develop.

It has become evident to me that even today the interpretation of Mr
Bergson's position is in many cases full of faults, which it would
undoubtedly be worth while to assist in removing. I may or may not have
succeeded in my attempt, but such, at any rate, is the precise end I had in
view.

In conclusion, I may say that I have not had the honour of being Mr
Bergson's pupil; and, at the time when I became acquainted with his
outlook, my own direct reflection on science and life had already produced
in me similar trains of thought. I found in his work the striking
realisation of a presentiment and a desire. This "correspondence," which I
have not exaggerated, proved at once a help and a hindrance to me in
entering into the exact comprehension of so profoundly original a doctrine.
The reader will thus understand that I think it in place to quote my
authority to him in the following lines which Mr Bergson kindly wrote me
after the publication of the articles reproduced in this volume:
"Underneath and beyond the method you have caught the intention and the
spirit...Your study could not be more conscientious or true to the
original. As it advances, condensation increases in a marked degree: the
reader becomes aware that the explanation is undergoing a progressive
involution similar to the involution by which we determine the reality of
Time. To produce this feeling, much more has been necessary than a close
study of my works: it has required deep sympathy of thought, the power, in
fact, of rethinking the subject in a personal and original manner. Nowhere
is this sympathy more in evidence than in your concluding pages, where in a
few words you point out the possibilities of further developments of the
doctrine. In this direction I should myself say exactly what you have
said."